Edito

Le net est devenu un des moyens de communication les plus utilisé par le plus grand nombre de personnes issues de tous les horizons géographiques, sociaux, politiques ou générationnels.

Les Conseils Régionaux, et Rhône-Alpes ne fait pas exception, sont des acteurs et des interlocuteurs toujours plus impliqués dans la vie quotidienne des français. Mais la multiplicité des collectivités territoriales aux responsabilités enchevêtrées et mal définies, fait que les citoyens n’arrivent pas à clairement identifier leur interlocuteur voire ne comprennent pas cette organisation politique à la française.

Fort de ces constats, il me semble que les questions posées par l’organisation politique française et la monté en puissance des Régions, pouvaient aisément justifier de la création de ce blog. Celui-ci étant destiner à la fois à être un lieu d’informations au sujet des actions et services mis à la disposition de chaque habitant de Rhône-Alpes, également d’échange interactif entre les citoyens et l’élu de la majorité régionale que je suis.

Nous pourrons ainsi atteindre l’objectif principal qui justifie cette démarche : apprendre à mieux se connaître et à comprendre nos attentes et nos souhaits. Tout cela dans le but de voir notre Région se développer en harmonie avec ses citoyens et de rendre cette structure régionale qui est encore un peu éloignée, plus familière donc plus proche de chaque rhônalpin.

                                                                                   Roger VIOUD

Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 18:31
relations RA canton de Vaud Roger VIOUD 20091207 002Dans le courant du mois de décembre dernier Pascal BROULIS, Président du gouvernement vaudois, a été reçu par Roger VIOUD, à l’antenne régionale de La Roche-sur-Foron.

 

Les discussions ont porté essentiellement sur le développement des échanges entre le Canton de Vaud et Rhône-Alpes pour que soit facilité l’harmonisation entre le CRFG et le Conseil du Léman. Ces deux entités transfrontalières travaillant trop dans l’ignorance l’une de l’autre, ce sont des moyens et du temps précieux, qui sont gaspillés.

Une participation plus concrète de Rhône-Alpes au Conseil du Léman a été demandée par le Président Broulis, ce qui a été accepté.

 

Sur le plan des fonds Interreg IV France-Suisse, le principe d’une coopération entre les techniciens de Rhône-Alpes et des Cantons suisses concernés à été actée, une préparation et une réflexion politiques se feront systématiquement entre Vaud et la Région, pour permettre de rendre encore plus efficace ce programme européen qui est reconnu comme innovant.

 

Enfin, les deux parties se sont félicitées de l’avancée constructive et réelle de l’Agglomération Franco-Valdo-Genevoise et qui devra entraîner des actions innovantes entre ce territoire et le reste du Canton de Vaud, dont Lausanne.

 

Par Roger Vioud
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 18:02
 Une année s’en va, vite une autre prend sa place !

 

Peu de gens, de par le monde, regretteront 2009.

  • Ce fut  l’année mondiale de la crise économique et financière dont l’origine est le dérèglement capitaliste débridé, qui ne sert que les plus forts et rend encore plus douloureuse la situation des plus faibles, tout en rendant plus criantes les inégalités sociales.
  • Ce fut l’année de l’affaiblissement de l’Union Européenne qui, malgré son apparente force donnée par la ratification du traité de Lisbonne par la République d’Irlande, n’a su s’unir face au dédain de la nouvelle administration des USA. Elle n’a pas mieux su définir une position commune face à la Russie sur la question essentielle de son approvisionnement énergétique.
  • Ce fut l’année de l’échec aussi affligeant que cynique du sommet de Copenhague. Echec qui démontre que décidément les Etats riches et vieillissants se moquent, voire méprisent les pays émergeants, tout en ménageant les Etats peu scrupuleux quant aux Droits Universels, mais aux potentiels de développement si importants et si utiles au rééquilibrage de leur balance commerciale.

Sur le plan français 2009 ne fut que l’année de la confirmation d’une chute annoncée. Le Président de la République, dont l’élection avait suscité beaucoup d’espoirs, s’entête dans une attitude hyper-médiatique, comme si sa seule politique était celle d’une annonce par jour…

De la même façon il persiste dans une politique économique absurde et contre-productive en maintenant le bouclier fiscal, en avalisant la baisse de la TVA pour les restaurateurs, sans aucune contrepartie et autorise les dépassements d’honoraires médicaux pour les spécialistes ! C’est donner de l’argent public à des catégories sociales qui en ont le moins besoin et qui ne le réinjecteront pas dans les circuits de la consommation, pour relancer notre machine.

Il maintient cette posture tout en ignorant ostensiblement les habitants de ce pays qui occupent plusieurs emplois, pour pouvoir à peine survivre, il oublie également les jeunes et les moins jeunes  jetés à la rue par un système qui ne protège plus qu’au minimum les droits essentiels des citoyens. Il fait également le choix de ne plus aider ceux qui aident, les associations, qui savent si bien relier en l’amplifiant positivement l’action publique. Enfin, il fait aussi le choix d’une médecine et d’un service de santé à 2 vitesses.

 

Sur le plan local, la situation est un peu plus favorable, même si nous connaissons des taux de chômage que nous n’avions plus vu depuis plus d’une décennie.

Malgré certains excès irresponsables pendant la campagne politique, Genève a voté oui au CEVA et non à la loi anti minaret.

L’agglomération Franco-Valdo-Genevoise se profile bien, P-F UNGER Conseiller d’Etat qui porte ce dossier est un homme pragmatique, respectueux et de bonne volonté. Du côté français l’intégration des territoires évolue favorablement, j’y travaille et y travaillerai jusqu’à la fin de mon mandat régional et sans doute après.

 

Certes les élections de mars prochain ne nous laissent que très peu de suspens quant au nom du successeur de l’actuel président, tant ce dernier semble de loin et en toute franchise être le meilleur.

Mais quelle sera sa majorité ? Que seront les accords d’après premier tour ?

L’argument du premier tour est un renouvellement des listes présidentielles à plus de 50 %, depuis quand le renouvellement est-il garant de qualité ?

 

S’il y a une aventure que je suis heureux de ne pas avoir  choisie c’est bien celle-là. Je suis, en revanche, ravi de mordre dans cette nouvelle année qui inaugure la deuxième décennie du siècle, pour pouvoir agir en tant que citoyen et faire face à tous ces défis auxquels nous ne manquerons pas d’être confrontés. Je sais que je ne serai pas seul sur ce front.

 

Je vous souhaite une étincelante année 2010 !

 

Roger VIOUD
Par Roger Vioud
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /2009 20:57
Retrouver l'article du Monde cosigné par Anne Le Strat, Alessandro Ramazotti, Christiane Franck et Roger Vioud ici.
Par Roger Vioud
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 21:36
Chargé par le PS d'animer la mobilisation contre la réforme des collectivités locales, Laurent Fabius est redescendu dans l'arène. Cette semaine, l'ancien premier ministre s'est illustré en montant au créneau contre l'actuel locataire de Matignon. Cet activisme semble lui réussir. Dans le baromètre Ipsos-Le Point du 12 novembre, M. Fabius progresse de sept points (à 31 %). Le député de Seine-Maritime, également président de la communauté d'agglomération de Rouen, n'en reste pas moins prudent lorsque l'on évoque ses ambitions à l'horizon 2012.
La gauche a engagé l'épreuve de force sur la réforme des collectivités locales et la suppression de la taxe professionnelle. Ne craignez-vous pas d'être relégué dans le camp des conservateurs opposés au changement ? S'opposer à des lois de régression mais proposer une réforme alternative, ce n'est certainement pas un signe de conservatisme. Les textes du gouvernement constituent une triple régression. Financière, avec l'assèchement des ressources locales et la hausse programmée des impôts des ménages. Territoriale, avec la dégradation des services publics locaux. Et démocratique, avec un charcutage des cantons greffé sur un mode d'élection taillé sur mesure pour l'UMP.
Le malaise des élus locaux ressenti lors du congrès des maires n'est ni un prurit ni une anecdote, c'est l'expression d'une lame de fond. De gauche ou de droite, ils ne croient plus à la parole du gouvernement et ils sont inquiets pour ce pilier de l'identité française que sont nos collectivités locales. En outre, beaucoup ont été choqués de voir le président de la République prendre prétexte d'un déplacement à l'étranger pour éviter de rencontrer les maires de France, dans une période où il était bien présent à Paris pour assister à un match de football. Les attaques injustes portées vendredi contre les élus socialistes lors de la séance de rattrapage à l'Elysée ne changent rien à ces faits.
François Fillon a pourtant assuré que les communes ne seraient pas lésées par la suppression de la taxe professionnelle. C'est inexact. Et il n'y a pas que les communes qui seront touchées. Je le vois comme président de la communauté d'agglomération de Rouen. Cette décision nécessitera de trouver nationalement près de 12 milliards d'euros en 2010 et près de 6 milliards par an en régime de croisière.
Peut-on imaginer des propositions portées par la gauche et la droite réunies ? Je le souhaite. Quelques principes de sagesse pourraient rassembler : en particulier, clarifier les compétences avant de définir les ressources des collectivités, donc inverser le
calendrier de la réforme. Quant à la taxe professionnelle, remplaçons-la par une imposition sur la valeur ajoutée de l'ensemble des entreprises et prenons en compte les revenus pour le calcul de la taxe d'habitation. Les régressions que le gouvernement nous propose relèvent d'une volonté de recentralisation du pouvoir et de la défausse financière sur autrui.
Pierre Mauroy et André Vallini avaient participé à la commission Balladur, qui a préparé la réforme des collectivités. Ont-ils eu raison ? Pierre Mauroy a manifesté son désaccord avec plusieurs des conclusions de la commission Balladur, en termes nets, dans les colonnes de votre journal.
Est-ce inconcevable de demander à un ancien premier ministre de participer à une telle commission ? C'est parfaitement concevable. Mais la plupart des sujets évoqués dans ce genre de commission pourraient et devraient être traités au Parlement. La mission doit être claire afin d'éviter les grosses ficelles de la récupération. J'avoue que certaines distributions figurant dans des génériques récents m'ont fait sourire. Comme s'il existait une appétence ou une nostalgie pour les ors ministériels...
Avez-vous déjà été sollicité ? Non. Je dois faire partie des cas particuliers. Mais je n'en tire aucune gloire et je ne lance aucun appel !
Quel jugement portez-vous sur la procédure et les conclusions de la commission du grand emprunt ? Mieux vaudrait l'appeler le petit emprunt, ajouté au grand endettement. Au départ, c'était une opération - une de plus - de communication. Elle a fait plouf. Cela montre, a contrario, que notre stock d'endettement est calamiteux et que le budget de l'Etat, qui devrait financer l'avenir, ne le fait guère. Cela dit, MM. Juppé, Rocard et leurs équipiers sont des personnalités intelligentes : on ne le découvre pas.
Vous avez qualifié le futur conseiller territorial, qui remplacera les conseillers généraux et régionaux, de "monstre à deux têtes" élu par un "scrutin UMP". Qu'entendez-vous par là ? Le Conseil d'Etat a considéré que le système proposé par M. Sarkozy était contraire à "l'intelligibilité nécessaire à la sincérité des opérations électorales". En termes moins choisis, cela veut dire manipulation et carambouilles. J'aimerais que le gouvernement dise s'il tient compte ou non de ces observations aussi sévères qu'impartiales.
Le fond de l'affaire, c'est que M. Sarkozy ne supporte pas les contre-pouvoirs. L'objectif consiste à avantager l'UMP en faisant élire à un tour des conseillers possiblement minoritaires. Choisir ce scrutin, ce serait aussi tuer la parité dans les régions. Si l'on veut changer le mode de scrutin départemental, qu'on applique le modèle incontesté des municipales et des régionales : un scrutin proportionnel assorti d'une prime majoritaire.
La situation politique est paradoxale, avec un président de la République au plus bas et un Parti socialiste en grande difficulté... M. Sarkozy a beaucoup perdu. Le voile se déchire. Et puis, il y a aussi le style : bling-bling et mépris ne font guère recette. Surtout, il y a ce dénominateur commun : l'injustice. La France a la passion de l'égalité, M. Sarkozy l'apprécie peu. Le moment venu, il peut parfaitement être battu, mais cela ne suffit pas : il faut que l'alternative soit crédible, positive, et qu'elle contribue à sortir la France des difficultés lourdes que ce quinquennat aura plutôt aggravées. Il ne s'agit donc pas seulement de gagner en 2012, il faudra réussir après.
Il y a un an, Martine Aubry était élue première secrétaire. Quel est son premier bilan ? Sans tapage, Martine Aubry a réappris à la plupart des dirigeants socialistes à travailler et à travailler ensemble. Ce n'est pas rien. Ce qui vient obscurcir le paysage, c'est bien sûr la somme des travaux qui reste à accomplir et surtout certaines spectaculaires disputes individuelles qui, face aux problèmes des Français, sont dérisoires. Je mesure combien la tâche est difficile. Raison de plus pour l'aider.
Comment abordez-vous les élections régionales, marquées par un éclatement de la gauche au premier tour ? Je redoute que la dissémination n'engendre des oppositions excessives qui se révéleront délétères lorsqu'on devra se retrouver au deuxième tour. Ce que nos concitoyens attendent, ce ne sont pas des promesses-paillettes ou des projets pharaoniques. C'est la certitude que, à travers notre action dans les collectivités, nous continuerons à les défendre au quotidien et à construire le futur. M. Sarkozy trop souvent démolit et divise. Nous, nous devons construire et réunir.
Au PS, le jeu semble très ouvert pour 2012. Avez-vous toujours en tête l'idée de concourir ? Aujourd'hui, je ne serais pas en situation. Mais que se passera-t-il dans deux ans et demi ? Personne ne le sait. L'opinion sera-t-elle toujours sensible à une politique de coups de menton ? Aura-t-elle davantage conscience qu'il faut un projet et des dirigeants plus cohérents et plus sérieux ? Et qu'il n'existe pas d'avancées durables sans justice ? Travaillons sur le fond, vous aurez la réponse à temps.

LE MONDE | 21.11.09
Par Roger Vioud
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 18:33

Il y a un peu plus d’une décennie le gouvernement genevois, pour des raisons d’ordre intérieur, avait choisi une politique de repli, en négligeant délibérément sa place enviable dans le peloton de tête des grandes villes internationales. Le résultat fut au mieux mitigé : aucune réussite sur le plan intérieur, doublé de la menace de voir partir les grandes institutions internationales vers Vienne par exemple, de plus les leaders d’entreprises internationales tardaient à fixer leur choix et oubliaient parfois Genève.

 

Le gouvernement qui a suivi a fermement redressé la barre en stimulant ce changement de cap par une réflexion intelligente et réaliste sur le plan régional. Genève a pesé de tout son poids et de ses arguments diplomatiques, géographiques et pécuniaires pour conserver les organisations internationales et attirer des entreprises de renommée mondiale et de forte valeur ajoutée.

Pour cela les différents gouvernements, qui se sont succéder dans la dernière décennie, et le sortant n’a pas dérogé, ont compris que Genève doit son attractivité à sa qualité de vie, sa capacité de dessertes  de son aéroport international et de la gare de Cornavin reliée aux réseaux ferrés européens. Ils ont donc pérennisé et développé tous ces équipements et d’autres.

 

L’arrière-pays genevois, essentiellement situé en France, le Pays de Gex et le Genevois haut-savoyard, ne pouvait plus être ignoré dans une politique de développement et d’aménagement. Le choix tant français que suisse de développer les métropoles est arrivé à point nommé et a donné un coup de pouce supplémentaire à cette volonté territoriale de se réorganiser.

Le 5 décembre 2007 la charte de création de l’agglomération franco-valdo-genevoise étaient signée en rade de Genève par la France, la Suisse, la Région Rhône-Alpes, les Cantons de Vaud et de Genève et les Départements de l’Ain et de la Haute-Savoie. Le 9 novembre dernier en haut du Salève le Président du Conseil Régional Rhône-Alpes signait avec ses différents partenaires l’acte de classement de ce projet comme étant labélisé Grand Projet de Rhône-Alpes avec à la clef une intervention financière de plus de 11 millions € de la part de la Région.

 

Entre ces différentes décisions majeures, s’est installée la crise économique et financière que l’on sait, dont on tarde à sortir et qui a frappé de plein fouet l’occident. Elle est accompagnée de son cortège morbide de chômage, de récession et de souffrances sociales.

C’est dans ce contexte que les Genevois ont renouvelé leur Parlement avec les résultats que l’on sait : les Libéraux stabilisés à 20%, les Verts confortés, les réactionnaires locaux consacrés, les Socialistes confirmés dans leur déclin, la Droite modérée et l’UDC stabilisée sans panache et l’Extrême-Gauche atomisée du fait de son autisme politique.

 

Concomitamment, une campagne de racisme s’est développée en direction d’une population dont l’économie genevoise ne peut se passer et tous les chiffres officiels le prouvent !

 

L’élection du nouveau Conseil d’Etat n’a jamais été aussi ouverte, dans le sens incertain du terme…

 

Le CEVA, projet indispensable à la bonne harmonie du développement de ce grand territoire de près de 800.000 habitants est sérieusement menacée.

 

Nul ne sait ce que donneront les deux prochains scrutins, mais il semble claire que si les Genevois cédaient aux mirages du « splendide isolement », comme jadis la Perfide Albion, les conséquences pour Genève seraient les mêmes que celles vécues douloureusement pendant de nombreuses années par la Grande-Bretagne : l’affaiblissement irrémédiable sur tous les fronts, doublé d’une crise économique et sociale dont un Etat aussi fort et puissant que le Royaume Uni ne s’est toujours pas complètement remis.

 

Je souhaite, en tant qu’élu de cette agglomération, de cette région tout autant que de citoyen de ce territoire que les deux prochains scrutins genevois traduiront l’esprit dynamique et ouvert des citoyens de ce territoire qui feront taire les vieux démons du « avant c’était mieux »

 

L’ouverture des esprits comme celle des territoires est une garantie d’avenir, l’histoire universelle le démontre. Tous les murs sont appelés à se lézarder avant de s’effondrer !

 

Par Roger Vioud
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /2009 16:32

Les Genevois auront donc à se prononcer par référendum en octobre prochain sur l’avenir du CEVA. Le Parlement genevois à, dans différentes occasions, toujours soutenu ce projet et le dernier vote sur le financement complémentaire du CEVA a d’ailleurs été approuvé massivement. C’est d’ailleurs ce financement supplémentaire qui est le motif de ce référendum.

 

Les opposants au projet du CEVA ont comme principal argument le surcoût de ce projet qui selon eux ne s’arrêterait pas là, ils prétendent également que la Confédération n’exprime qu’un enthousiasme plus que tiède pour garantir ses financements pour le CEVA. Et oh surprise ils proposent un nouveau tracé qui, lui, a toutes les vertus ! Il s’appelle le « barreau sud ».

 

Ce vieux projet du CEVA, date de 1912 et a donné lieu à un accord Franco-Suisse, sur un trajet très précis. En conséquence de quoi si ce projet n’est pas respecté, le traité devient caduc et les financements des 2 Etats chacun pour ce qui les concerne, disparaissent…

De plus et différents responsables politiques français l’ont rappelé, il n’y a pas d’alternative envisagée par les collectivités locales, ni ailleurs. Enfin les documents d’urbanisme de l’agglomération d’Annemasse ne permettent aucun autre projet que celui du CEVA.

 

Si le CEVA est vieux de bientôt un siècle, celui du « barreau sud » n’en est pas pour autant nouveau, ni adapté. On a déjà évoqué ce projet dans les années 1990…D’autre part il a une spécificité c’est de traverser la campagne genevoise, ce qui n’est pas la réponse la plus adaptée aux demandes de déplacements d’une population urbaine.

 

Le CEVA a tout de même l’avantage de :

  1. Traverser des zones urbaines denses, répondant ainsi aux demandes de mobilités intra-muros
  2. Relier les 2 rives du Canton proposant ainsi une offre de type métro avec un train tout les ¼ heures
  3. Permettre aux habitants de l’agglomération Franco-Valdo-Genevoise, qui va pour sa partie française de Gex à Thonon, en passant par Annemasse, Bonneville et Bellegarde, de gagner Genève depuis leur gare d’origine sans changer de train.
  4. Ne pas multiplier les parkings relais, contrairement au « barreau sud »
  5. Se présenter comme la colonne vertébrale sur laquelle tous les moyens de transports publics s’organisent tout en irrigant parfaitement le territoire de manière optimale.
  6. S’intégrer dans les réseaux TER, TGV, Grandes Lignes Européennes et de démultiplier les possibilités de se déplacer de son domicile à un point géographique donné sans changer de train de façon multiple
  7. Multiplier et moderniser le matériel roulant du fait du cadencement soutenu
  8. Thonon sera par exemple à moins de 30 minutes de Genève
  9. Dynamiser les désertes en les pérennisant 7j sur 7 avec une amplitude horaire de 20 heures par jour…

10.  D’être à 90% enterré, y compris 4 nouvelles gares sur 5, donc d’être peu gênant pendant les travaux et très respectueux de l’environnement qu’il contribue d’ailleurs à améliorer.

 

Je ne me prononcerai évidemment pas sur le bien fondé de ce référendum, mais je souhaite attirer l’attention de tous les habitants de ce territoire, français et suisses, contrairement à ce qu’on aimerait nous fait croire il n’y a pas de plan de rechange ou de plan « B ». En effet, tout autre projet exigerait de nouvelles négociations et tarirait tout financement public.

 

Au vu du développement de notre territoire, qui quelque soit les crises ou les difficultés reste toujours un des plus attractifs d’Europe, ce qui explique en partie la constante croissance de la métropole franco-genevoise, nous ne pouvons plus tergiverser sur la dynamisation des infrastructures de transports publics, ni sur la cohérence et la priorisation qui doivent leur être réservées. Faute de quoi notre territoire et ses habitants seront asphyxiés.

 

Je fais confiance à nos amis et voisins genevois pour nous prouver une nouvelle leur sens de la raison et de la mesure et du vrai intérêt général !

 

 

Par Roger Vioud
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Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /2009 11:24

          A l’occasion de son dernier déplacement au Liban, du 9 au 14 février dernier, Roger VIOUD a longuement rencontré le maire de Tripoli pour finaliser une des actions phares de la convention qui lie les 2 collectivités : la formation professionnelle.  La Région et un certain nombre d’acteurs des professions du bâtiment se sont engagés à la formation des jeunes de cette ville, qui ne sont pas au bénéfice d’une formation scolaire ou professionnelle. Notre attention a été attirée par le maire de Tripoli sur le fait que les professions du bâtiment sont en tension et en particulier, la plomberie, la menuiserie et la peinture et le travail du plâtre.

Après la formation des formateurs libanais, par des professionnels français du bâtiment, ce sont actuellement les jeunes libanais qui sont formés à ces métiers en alternance avec une formation en entreprises, qui se sont engagées à embaucher durablement ces jeunes, une fois leur diplôme en poche.

La première promotion sera à pied d’œuvre d’ici la fin du mois de septembre prochain.


Les autres dossiers abordés à l’occasion de ce déplacement avec différents élus locaux et membres de différents cabinets ministériels dont celui du Premier Ministre, la protection de la ressource en eau dans la vallée de la Kaddishâ, la réflexion, bien avancée de la protection de cette même zone, en promouvant l’exemple français des Parcs Naturels Régionaux. La notion de PNR n’existe pas au Liban, il faut donc, en amont, encourager un travail politique et législatif, qui semble être concrètement engagé.


Ce déplacement a également été l’occasion de confirmer l’enracinement de Rhône-Alpes dans cette zone du monde en installant une représentante permanente à Beyrouth.

Par Roger Vioud
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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /2009 15:14

Par courrier du 25 mai dernier, je remettais ma démission du Parti Socialiste à Martine AUBRY. Par courtoisie, j’en informais également par écrit, Laurent Fabius dont je suis toujours proche, J-J. Queyranne, le président du groupe PS au Conseil Régional, ainsi que la Première secrétaire départementale de Haute-Savoie et le secrétaire de la section d’Annemasse.

 

Mon engagement au sein du Parti Socialiste date de 1983, car je me suis toujours senti du côté des faibles, des minorités et des opprimés. J’ai mené de mon mieux l’ensemble des combats politiques au sein de ce qui était devenu mon parti. J’ai veillé à respecter l’ensemble des principes majeurs dans le cadre des différents mandats électifs que j’ai eu a assuré et cela durant 26 ans, et toujours dans la majorité… Mais trop c’est trop !

 

Sur le plan national, ce parti est devenu une espèce de palais du Louvres sous les Valois, les dagues sont sorties, et il est hors de questions de sortir sans garde, ni éclaireur. La bataille des clans et des égos continue, la campagne des européennes dans toutes les circonscriptions de France, tout comme les résultats, le montrent. Pas de réflexion, pas de sens de la réalité du quotidien des français. Ce parti ne fait plu rêver depuis longtemps et il vient de démontrer qu’il ne représente plus ni espoir ni crédibilité dans le cœur des Français.

 

Hélas ! À tous les échelons géographiques nous constatons le même désastre.

 

Devant cette situation, j’ai indiqué au président du Conseil Régional, que je ne me représenterai pas aux prochaines élections et que je quitte la vie politique.

 

Je reste fier d’avoir mener les combats qui ont été les nôtres, je reste fier des idées que j’ai partagées avec un nombre important de français. En revanche je suis consterné par la médiocrité et l’arrogance des petits marquis qui se prétendent en responsabilité au sein des lambeaux de ce qui fût le Parti Socialiste Français.

 

Le gagnant de cette situation est naturellement le Président de la République, qui a toutes les ficelles en main et qui joue avec tout le monde tout en hypnotisant les français, mais pour combien de temps ? Si nul dans aucun camps ne se ressaisi, nous serons tous engloutis par la vague du désespoir et de la haine des Français devant la bêtise et l’égocentrisme  de la classe politique française toutes tendances confondues…

 

Le regretté Alain Bashung, chante dans un de ses derniers succès une phrase qui me donne des frissons tant elle peut être un début d’explication : « Président, résident de la République ou le rose a des reflets bleus … »

 

A méditer !

 

Bel été.

Par Roger Vioud
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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /2009 13:36
 

Dimanche 7 juin prochain semble se profiler comme un jour bien triste pour l’Union Européenne en particulier et la démocratie en général. Les sondages annoncent une baisse de la participation à ce scrutin, en France, de plus de 10 %. En effet seuls 34% d’électeurs se déplaceraient contre un peu plus de 45 % il y a 5 ans…

 

Doit-on chercher des coupables ? Doit-on se morfondre ? NON, IL FAUT SIMPLEMENT ALLER VOTER.

 

La crise financière et économique a démontrer que c’est au niveau d’un continent que peuvent se prendre des décisions dont l’amplitude est suffisante pour être sensible et crédible aux yeux du reste du monde qui, d’ailleurs, s’en est inspiré.

 

Nous devons nous poser, en tant que citoyens d’un pays membre de l’UE, 3 questions essentielles, voire majeures

            Jusqu’ou voulons-nous l’élargissement géographique de l’UE ? En filigrane se pose la réflexion obligatoire de nos rapports avec la Turquie. Quelque soit la réponse nous ne pouvons pas éluder cette question.

 

            Quel type d’intégration voulons-nous, la plus simple, à la Thatcher, une simple zone de libre échange et de réglementations allant de la définition des moteurs de machine à gazon  jusqu’à l’amplitude de la courbure de la banane ? Souhaitons-nous une Europe avec une protection sociale commune, une politique économique et financière commune ? Cette question non-plus nous ne pourrons pas l’éviter encore bien longtemps. Y répondre demandera d’ailleurs des efforts à chacun des acteurs politiques et sociaux.

 

            Voulons nous nous contenter de l’actuelle union d’Etats souverains ou souhaitons un système plus intégré ? Lisbonne est sensé y répondre, mais la République d’Irlande n’y a toujours pas répondu, et cet accord reste encore très timoré en terme de réponse claire pour un système qui permette de donner à l’Europe une réalité et une visibilité, afin d’aboutir à sa crédibilité à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières. Henry KISSINGER, alors Secrétaire d’Etat de Richard Nixon, quand on lui parlait de l’Union Européenne avait l’habitude de répondre par cette boutade aussi méprisante que réaliste : « L’Europe ? Vous pouvez me donner son numéro de téléphone ? »

 

Cessons de faire le lit des différents nationalistes qui oublient que 80% du travail des parlements nationaux est la mise aux normes de chaque pays membres de textes européens. Cessons de faire la part belle aux  USA, même gouvernés par B. OBAHMA, à la Chine ou à l’Inde, au prétexte que nous ne voulons perdre sous aucun prétexte notre lustre économique, diplomatique ou militaire, alors que ce lustre n’existera vraiment à nouveau que s’il est additionné 27 fois. Ne l’oublions pas dimanche 7 juin prochain !

Par Roger Vioud
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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /2009 12:08
A l'occasion du Forum mondial de l'eau qui s'est tenu à Istanbul du 19 au 22 mars, Roger VIOUD a signé une convention liant Rhône-Alpes, l'agence de l'eau, le Grand Lyon et l'Etablissement publque de l'Eau du Liban Nord. Cette convention porte sur la protection de la ressource en eau, ainsi que son utilisation. Cette initiative de la Région, qui est le deuxième temps d'une coopération importante et particulièrement réussie dans ce pays, a été salué par J-L. BORLOO, et est également suivi de très près par l'ambasade de France à Beyrouth.
L'exécutif régional à souhaité que Roger VIOUD se rende à Istanbul à cette occasion, car il est un des artisan de cette action comme l'ont souligné le président du Conseil Régional et le vice-président à la coopération lors de la dernière assemblée régionale.
Par Roger Vioud
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