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Ce blog est l'interface entre les citoyens et Roger Vioud, conseiller régional et président de la commission "Europe, relations internationales et coopération".
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Pour toute question, vous pouvez me contacter :
- par mail :
roger.vioud@orange.fr
- par courrier :
Roger Vioud
BP 4
74103 Annemasse Cedex
Le net est devenu un des moyens de communication les plus utilisé par le plus grand nombre de personnes issues de tous les horizons géographiques,
sociaux, politiques ou générationnels.
Les Conseils Régionaux, et Rhône-Alpes ne fait pas exception, sont des acteurs et des interlocuteurs toujours plus impliqués dans la vie quotidienne
des français. Mais la multiplicité des collectivités territoriales aux responsabilités enchevêtrées et mal définies, fait que les citoyens n’arrivent pas à clairement identifier leur
interlocuteur voire ne comprennent pas cette organisation politique à la française.
Fort de ces constats, il me semble que les questions posées par l’organisation politique française et la monté en puissance des Régions, pouvaient
aisément justifier de la création de ce blog. Celui-ci étant destiner à la fois à être un lieu d’informations au sujet des actions et services mis à la disposition de chaque habitant de
Rhône-Alpes, également d’échange interactif entre les citoyens et l’élu de la majorité régionale que je suis.
Nous pourrons ainsi atteindre l’objectif principal qui justifie cette démarche : apprendre à mieux se connaître et à comprendre nos attentes et
nos souhaits. Tout cela dans le but de voir notre Région se développer en harmonie avec ses citoyens et de rendre cette structure régionale qui est encore un peu éloignée, plus familière donc
plus proche de chaque rhônalpin.
Dans le courant du mois de décembre dernier Pascal BROULIS, Président du gouvernement
vaudois, a été reçu par Roger VIOUD, à l’antenne régionale de La Roche-sur-Foron.
Les discussions ont porté essentiellement sur le développement des échanges entre le Canton de Vaud et
Rhône-Alpes pour que soit facilité l’harmonisation entre le CRFG et le Conseil du Léman. Ces deux entités transfrontalières travaillant trop dans l’ignorance l’une de l’autre, ce sont des moyens
et du temps précieux, qui sont gaspillés.
Une participation plus concrète de Rhône-Alpes au Conseil du Léman a été demandée par le Président
Broulis, ce qui a été accepté.
Sur le plan des fonds Interreg IV France-Suisse, le principe d’une coopération entre les techniciens
de Rhône-Alpes et des Cantons suisses concernés à été actée, une préparation et une réflexion politiques se feront systématiquement entre Vaud et la Région, pour permettre de rendre encore plus
efficace ce programme européen qui est reconnu comme innovant.
Enfin, les deux parties se sont félicitées de l’avancée constructive et réelle de l’Agglomération
Franco-Valdo-Genevoise et qui devra entraîner des actions innovantes entre ce territoire et le reste du Canton de Vaud, dont Lausanne.
Une année s’en va, vite une autre prend sa place !
Peu de gens, de par le monde, regretteront 2009.
Ce fut l’année mondiale de la crise économique et financière dont l’origine est le dérèglement
capitaliste débridé, qui ne sert que les plus forts et rend encore plus douloureuse la situation des plus faibles, tout en rendant plus criantes les inégalités sociales.
Ce fut l’année de l’affaiblissement de l’Union Européenne qui, malgré son apparente force donnée par
la ratification du traité de Lisbonne par la République d’Irlande, n’a su s’unir face au dédain de la nouvelle administration des USA. Elle n’a pas mieux su définir une position commune face à
la Russie sur la question essentielle de son approvisionnement énergétique.
Ce fut l’année de l’échec aussi affligeant que cynique du sommet de Copenhague. Echec qui démontre
que décidément les Etats riches et vieillissants se moquent, voire méprisent les pays émergeants, tout en ménageant les Etats peu scrupuleux quant aux Droits Universels, mais aux potentiels de
développement si importants et si utiles au rééquilibrage de leur balance commerciale.
Sur le plan français 2009 ne fut que l’année de la confirmation d’une chute annoncée. Le Président de
la République, dont l’élection avait suscité beaucoup d’espoirs, s’entête dans une attitude hyper-médiatique, comme si sa seule politique était celle d’une annonce par jour…
De la même façon il persiste dans une politique économique absurde et contre-productive en maintenant
le bouclier fiscal, en avalisant la baisse de la TVA pour les restaurateurs, sans aucune contrepartie et autorise les dépassements d’honoraires médicaux pour les spécialistes ! C’est donner
de l’argent public à des catégories sociales qui en ont le moins besoin et qui ne le réinjecteront pas dans les circuits de la consommation, pour relancer notre machine.
Il maintient cette posture tout en ignorant ostensiblement les habitants de ce pays qui occupent
plusieurs emplois, pour pouvoir à peine survivre, il oublie également les jeunes et les moins jeunes jetés à la rue par un système qui ne protège plus qu’au minimum les droits essentiels
des citoyens. Il fait également le choix de ne plus aider ceux qui aident, les associations, qui savent si bien relier en l’amplifiant positivement l’action publique. Enfin, il fait aussi le
choix d’une médecine et d’un service de santé à 2 vitesses.
Sur le plan local, la situation est un peu plus favorable, même si nous connaissons des taux de
chômage que nous n’avions plus vu depuis plus d’une décennie.
Malgré certains excès irresponsables pendant la campagne politique, Genève a voté oui au CEVA et non à
la loi anti minaret.
L’agglomération Franco-Valdo-Genevoise se profile bien, P-F UNGER Conseiller d’Etat qui porte ce
dossier est un homme pragmatique, respectueux et de bonne volonté. Du côté français l’intégration des territoires évolue favorablement, j’y travaille et y travaillerai jusqu’à la fin de mon
mandat régional et sans doute après.
Certes les élections de mars prochain ne nous laissent que très peu de suspens quant au nom du
successeur de l’actuel président, tant ce dernier semble de loin et en toute franchise être le meilleur.
Mais quelle sera sa majorité ? Que seront les accords d’après premier tour ?
L’argument du premier tour est un renouvellement des listes présidentielles à plus de 50 %, depuis
quand le renouvellement est-il garant de qualité ?
S’il y a une aventure que je suis heureux de ne pas avoir choisie c’est bien celle-là. Je suis,
en revanche, ravi de mordre dans cette nouvelle année qui inaugure la deuxième décennie du siècle, pour pouvoir agir en tant que citoyen et faire face à tous ces défis auxquels nous ne manquerons
pas d’être confrontés. Je sais que je ne serai pas seul sur ce front.
Chargé par le PS d'animer la mobilisation contre la réforme des collectivités locales, Laurent Fabius
est redescendu dans l'arène. Cette semaine, l'ancien premier ministre s'est illustré en montant au créneau contre l'actuel locataire de Matignon. Cet activisme semble lui réussir. Dans le baromètre
Ipsos-Le Point du 12 novembre, M. Fabius progresse de sept points (à 31 %). Le député de Seine-Maritime, également président de la communauté d'agglomération de Rouen, n'en reste pas moins prudent
lorsque l'on évoque ses ambitions à l'horizon 2012.
La gauche a engagé l'épreuve de force sur la réforme des collectivités locales et la suppression de la taxe professionnelle. Ne craignez-vous pas d'être relégué dans le camp des conservateurs
opposés au changement ? S'opposer à des lois de régression mais proposer une réforme alternative, ce n'est certainement pas un signe de conservatisme. Les textes du gouvernement constituent une
triple régression. Financière, avec l'assèchement des ressources locales et la hausse programmée des impôts des ménages. Territoriale, avec la dégradation des services publics locaux. Et
démocratique, avec un charcutage des cantons greffé sur un mode d'élection taillé sur mesure pour l'UMP.
Le malaise des élus locaux ressenti lors du congrès des maires n'est ni un prurit ni une anecdote, c'est l'expression d'une lame de fond. De gauche ou de droite, ils ne croient plus à la parole du
gouvernement et ils sont inquiets pour ce pilier de l'identité française que sont nos collectivités locales. En outre, beaucoup ont été choqués de voir le président de la République prendre
prétexte d'un déplacement à l'étranger pour éviter de rencontrer les maires de France, dans une période où il était bien présent à Paris pour assister à un match de football. Les attaques injustes
portées vendredi contre les élus socialistes lors de la séance de rattrapage à l'Elysée ne changent rien à ces faits.
François Fillon a pourtant assuré que les communes ne seraient pas lésées par la suppression de la taxe professionnelle. C'est inexact. Et il n'y a pas que les communes qui seront touchées. Je le
vois comme président de la communauté d'agglomération de Rouen. Cette décision nécessitera de trouver nationalement près de 12 milliards d'euros en 2010 et près de 6 milliards par an en régime de
croisière.
Peut-on imaginer des propositions portées par la gauche et la droite réunies ? Je le souhaite. Quelques principes de sagesse pourraient rassembler : en particulier, clarifier les compétences avant
de définir les ressources des collectivités, donc inverser le
calendrier de la réforme. Quant à la taxe professionnelle, remplaçons-la par une imposition sur la valeur ajoutée de l'ensemble des entreprises et prenons en compte les revenus pour le calcul de la
taxe d'habitation. Les régressions que le gouvernement nous propose relèvent d'une volonté de recentralisation du pouvoir et de la défausse financière sur autrui.
Pierre Mauroy et André Vallini avaient participé à la commission Balladur, qui a préparé la réforme des collectivités. Ont-ils eu raison ? Pierre Mauroy a manifesté son désaccord avec plusieurs des
conclusions de la commission Balladur, en termes nets, dans les colonnes de votre journal.
Est-ce inconcevable de demander à un ancien premier ministre de participer à une telle commission ? C'est parfaitement concevable. Mais la plupart des sujets évoqués dans ce genre de commission
pourraient et devraient être traités au Parlement. La mission doit être claire afin d'éviter les grosses ficelles de la récupération. J'avoue que certaines distributions figurant dans des
génériques récents m'ont fait sourire. Comme s'il existait une appétence ou une nostalgie pour les ors ministériels...
Avez-vous déjà été sollicité ? Non. Je dois faire partie des cas particuliers. Mais je n'en tire aucune gloire et je ne lance aucun appel !
Quel jugement portez-vous sur la procédure et les conclusions de la commission du grand emprunt ? Mieux vaudrait l'appeler le petit emprunt, ajouté au grand endettement. Au départ, c'était une
opération - une de plus - de communication. Elle a fait plouf. Cela montre, a contrario, que notre stock d'endettement est calamiteux et que le budget de l'Etat, qui devrait financer l'avenir, ne
le fait guère. Cela dit, MM. Juppé, Rocard et leurs équipiers sont des personnalités intelligentes : on ne le découvre pas.
Vous avez qualifié le futur conseiller territorial, qui remplacera les conseillers généraux et régionaux, de "monstre à deux têtes" élu par un "scrutin UMP". Qu'entendez-vous par là ? Le Conseil
d'Etat a considéré que le système proposé par M. Sarkozy était contraire à "l'intelligibilité nécessaire à la sincérité des opérations électorales". En termes moins choisis, cela veut dire
manipulation et carambouilles. J'aimerais que le gouvernement dise s'il tient compte ou non de ces observations aussi sévères qu'impartiales.
Le fond de l'affaire, c'est que M. Sarkozy ne supporte pas les contre-pouvoirs. L'objectif consiste à avantager l'UMP en faisant élire à un tour des conseillers possiblement minoritaires. Choisir
ce scrutin, ce serait aussi tuer la parité dans les régions. Si l'on veut changer le mode de scrutin départemental, qu'on applique le modèle incontesté des municipales et des régionales : un
scrutin proportionnel assorti d'une prime majoritaire.
La situation politique est paradoxale, avec un président de la République au plus bas et un Parti socialiste en grande difficulté... M. Sarkozy a beaucoup perdu. Le voile se déchire. Et puis, il y
a aussi le style : bling-bling et mépris ne font guère recette. Surtout, il y a ce dénominateur commun : l'injustice. La France a la passion de l'égalité, M. Sarkozy l'apprécie peu. Le moment venu,
il peut parfaitement être battu, mais cela ne suffit pas : il faut que l'alternative soit crédible, positive, et qu'elle contribue à sortir la France des difficultés lourdes que ce quinquennat aura
plutôt aggravées. Il ne s'agit donc pas seulement de gagner en 2012, il faudra réussir après.
Il y a un an, Martine Aubry était élue première secrétaire. Quel est son premier bilan ? Sans tapage, Martine Aubry a réappris à la plupart des dirigeants socialistes à travailler et à travailler
ensemble. Ce n'est pas rien. Ce qui vient obscurcir le paysage, c'est bien sûr la somme des travaux qui reste à accomplir et surtout certaines spectaculaires disputes individuelles qui, face aux
problèmes des Français, sont dérisoires. Je mesure combien la tâche est difficile. Raison de plus pour l'aider.
Comment abordez-vous les élections régionales, marquées par un éclatement de la gauche au premier tour ? Je redoute que la dissémination n'engendre des oppositions excessives qui se révéleront
délétères lorsqu'on devra se retrouver au deuxième tour. Ce que nos concitoyens attendent, ce ne sont pas des promesses-paillettes ou des projets pharaoniques. C'est la certitude que, à travers
notre action dans les collectivités, nous continuerons à les défendre au quotidien et à construire le futur. M. Sarkozy trop souvent démolit et divise. Nous, nous devons construire et réunir.
Au PS, le jeu semble très ouvert pour 2012. Avez-vous toujours en tête l'idée de concourir ? Aujourd'hui, je ne serais pas en situation. Mais que se passera-t-il dans deux ans et demi ? Personne ne
le sait. L'opinion sera-t-elle toujours sensible à une politique de coups de menton ? Aura-t-elle davantage conscience qu'il faut un projet et des dirigeants plus cohérents et plus sérieux ? Et
qu'il n'existe pas d'avancées durables sans justice ? Travaillons sur le fond, vous aurez la réponse à temps.
Il y a un peu plus d’une décennie le gouvernement genevois, pour des raisons d’ordre intérieur, avait
choisi une politique de repli, en négligeant délibérément sa place enviable dans le peloton de tête des grandes villes internationales. Le résultat fut au mieux mitigé : aucune réussite sur
le plan intérieur, doublé de la menace de voir partir les grandes institutions internationales vers Vienne par exemple, de plus les leaders d’entreprises internationales tardaient à fixer leur
choix et oubliaient parfois Genève.
Le gouvernement qui a suivi a fermement redressé la barre en stimulant ce changement de cap par une
réflexion intelligente et réaliste sur le plan régional. Genève a pesé de tout son poids et de ses arguments diplomatiques, géographiques et pécuniaires pour conserver les organisations
internationales et attirer des entreprises de renommée mondiale et de forte valeur ajoutée.
Pour cela les différents gouvernements, qui se sont succéder dans la dernière décennie, et le sortant
n’a pas dérogé, ont compris que Genève doit son attractivité à sa qualité de vie, sa capacité de dessertes de son aéroport international et de la gare de Cornavin reliée aux réseaux ferrés
européens. Ils ont donc pérennisé et développé tous ces équipements et d’autres.
L’arrière-pays genevois, essentiellement situé en France, le Pays de Gex et le Genevois haut-savoyard,
ne pouvait plus être ignoré dans une politique de développement et d’aménagement. Le choix tant français que suisse de développer les métropoles est arrivé à point nommé et a donné un coup de
pouce supplémentaire à cette volonté territoriale de se réorganiser.
Le 5 décembre 2007 la charte de création de l’agglomération franco-valdo-genevoise étaient signée en
rade de Genève par la France, la Suisse, la Région Rhône-Alpes, les Cantons de Vaud et de Genève et les Départements de l’Ain et de la Haute-Savoie. Le 9 novembre dernier en haut du Salève le
Président du Conseil Régional Rhône-Alpes signait avec ses différents partenaires l’acte de classement de ce projet comme étant labélisé Grand Projet de Rhône-Alpes avec à la clef une
intervention financière de plus de 11 millions € de la part de la Région.
Entre ces différentes décisions majeures, s’est installée la crise économique et financière que l’on
sait, dont on tarde à sortir et qui a frappé de plein fouet l’occident. Elle est accompagnée de son cortège morbide de chômage, de récession et de souffrances sociales.
C’est dans ce contexte que les Genevois ont renouvelé leur Parlement avec les résultats que l’on
sait : les Libéraux stabilisés à 20%, les Verts confortés, les réactionnaires locaux consacrés, les Socialistes confirmés dans leur déclin, la Droite modérée et l’UDC stabilisée sans panache
et l’Extrême-Gauche atomisée du fait de son autisme politique.
Concomitamment, une campagne de racisme s’est développée en direction d’une population dont l’économie
genevoise ne peut se passer et tous les chiffres officiels le prouvent !
L’élection du nouveau Conseil d’Etat n’a jamais été aussi ouverte, dans le sens incertain du
terme…
Le CEVA, projet indispensable à la bonne harmonie du développement de ce grand territoire de près de
800.000 habitants est sérieusement menacée.
Nul ne sait ce que donneront les deux prochains scrutins, mais il semble claire que si les Genevois
cédaient aux mirages du « splendide isolement », comme jadis la Perfide Albion, les conséquences pour Genève seraient les mêmes que celles vécues douloureusement pendant de nombreuses
années par la Grande-Bretagne : l’affaiblissement irrémédiable sur tous les fronts, doublé d’une crise économique et sociale dont un Etat aussi fort et puissant que le Royaume Uni ne s’est
toujours pas complètement remis.
Je souhaite, en tant qu’élu de cette agglomération, de cette région tout autant que de citoyen de ce
territoire que les deux prochains scrutins genevois traduiront l’esprit dynamique et ouvert des citoyens de ce territoire qui feront taire les vieux démons du « avant c’était
mieux »
L’ouverture des esprits comme celle des territoires est une garantie d’avenir, l’histoire universelle
le démontre. Tous les murs sont appelés à se lézarder avant de s’effondrer !
Les
Genevois auront donc à se prononcer par référendum en octobre prochain sur l’avenir du CEVA. Le Parlement genevois à, dans différentes occasions, toujours soutenu ce projet et le dernier vote sur
le financement complémentaire du CEVA a d’ailleurs été approuvé massivement. C’est d’ailleurs ce financement supplémentaire qui est le motif de ce référendum.
Les opposants au projet du CEVA ont comme principal argument le surcoût de ce projet qui selon eux ne
s’arrêterait pas là, ils prétendent également que la Confédération n’exprime qu’un enthousiasme plus que tiède pour garantir ses financements pour le CEVA. Et oh surprise ils proposent un nouveau
tracé qui, lui, a toutes les vertus ! Il s’appelle le « barreau sud ».
Ce vieux projet du CEVA, date de 1912 et a donné lieu à un accord Franco-Suisse, sur un trajet très
précis. En conséquence de quoi si ce projet n’est pas respecté, le traité devient caduc et les financements des 2 Etats chacun pour ce qui les concerne, disparaissent…
De plus et différents responsables politiques français l’ont rappelé, il n’y a pas d’alternative
envisagée par les collectivités locales, ni ailleurs. Enfin les documents d’urbanisme de l’agglomération d’Annemasse ne permettent aucun autre projet que celui du CEVA.
Si le CEVA est vieux de bientôt un siècle, celui du « barreau sud » n’en est pas pour autant
nouveau, ni adapté. On a déjà évoqué ce projet dans les années 1990…D’autre part il a une spécificité c’est de traverser la campagne genevoise, ce qui n’est pas la réponse la plus adaptée aux
demandes de déplacements d’une population urbaine.
Le CEVA a tout de même l’avantage de :
Traverser des zones urbaines denses, répondant ainsi aux demandes de mobilités
intra-muros
Relier les 2 rives du Canton proposant ainsi une offre de type métro avec un train tout les ¼
heures
Permettre aux habitants de l’agglomération Franco-Valdo-Genevoise, qui va pour sa partie française
de Gex à Thonon, en passant par Annemasse, Bonneville et Bellegarde, de gagner Genève depuis leur gare d’origine sans changer de train.
Ne pas multiplier les parkings relais, contrairement au « barreau sud »
Se présenter comme la colonne vertébrale sur laquelle tous les moyens de transports publics
s’organisent tout en irrigant parfaitement le territoire de manière optimale.
S’intégrer dans les réseaux TER, TGV, Grandes Lignes Européennes et de démultiplier les possibilités
de se déplacer de son domicile à un point géographique donné sans changer de train de façon multiple
Multiplier et moderniser le matériel roulant du fait du cadencement soutenu
Thonon sera par exemple à moins de 30 minutes de Genève
Dynamiser les désertes en les pérennisant 7j sur 7 avec une amplitude horaire de 20 heures par
jour…
10. D’être à 90% enterré, y compris 4 nouvelles gares sur 5, donc d’être peu gênant pendant les
travaux et très respectueux de l’environnement qu’il contribue d’ailleurs à améliorer.
Je ne me prononcerai évidemment pas sur le bien fondé de ce référendum, mais je souhaite attirer
l’attention de tous les habitants de ce territoire, français et suisses, contrairement à ce qu’on aimerait nous fait croire il n’y a pas de plan de rechange ou de plan « B ». En
effet, tout autre projet exigerait de nouvelles négociations et tarirait tout financement public.
Au vu du développement de notre territoire, qui quelque soit les crises ou les difficultés reste
toujours un des plus attractifs d’Europe, ce qui explique en partie la constante croissance de la métropole franco-genevoise, nous ne pouvons plus tergiverser sur la dynamisation des
infrastructures de transports publics, ni sur la cohérence et la priorisation qui doivent leur être réservées. Faute de quoi notre territoire et ses habitants seront asphyxiés.
Je fais confiance à nos amis et voisins genevois pour nous prouver une nouvelle leur sens de la raison
et de la mesure et du vrai intérêt général !
A l’occasion de son dernier déplacement au Liban, du 9 au 14 février dernier, Roger VIOUD
a longuement rencontré le maire de Tripoli pour finaliser une des actions phares de la convention qui lie les 2 collectivités : la formation professionnelle. La Région et un certain
nombre d’acteurs des professions du bâtiment se sont engagés à la formation des jeunes de cette ville, qui ne sont pas au bénéfice d’une formation scolaire ou professionnelle. Notre attention a
été attirée par le maire de Tripoli sur le fait que les professions du bâtiment sont en tension et en particulier, la plomberie, la menuiserie et la peinture et le travail du
plâtre.
Après la formation des formateurs libanais, par des professionnels français du bâtiment, ce sont
actuellement les jeunes libanais qui sont formés à ces métiers en alternance avec une formation en entreprises, qui se sont engagées à embaucher durablement ces jeunes, une fois leur diplôme en
poche.
La première promotion sera à pied d’œuvre d’ici la fin du mois de septembre prochain.
Les autres dossiers abordés à l’occasion de ce déplacement avec différents élus locaux et membres de
différents cabinets ministériels dont celui du Premier Ministre, la protection de la ressource en eau dans la vallée de la Kaddishâ, la réflexion, bien avancée de la protection de cette même
zone, en promouvant l’exemple français des Parcs Naturels Régionaux. La notion de PNR n’existe pas au Liban, il faut donc, en amont, encourager un travail politique et législatif, qui semble être
concrètement engagé.
Ce déplacement a également été l’occasion de confirmer l’enracinement de Rhône-Alpes dans cette zone
du monde en installant une représentante permanente à Beyrouth.
Par courrier du 25 mai dernier, je remettais ma démission du Parti Socialiste à Martine AUBRY. Par
courtoisie, j’en informais également par écrit, Laurent Fabius dont je suis toujours proche, J-J. Queyranne, le président du groupe PS au Conseil Régional, ainsi que la Première secrétaire
départementale de Haute-Savoie et le secrétaire de la section d’Annemasse.
Mon engagement au sein du Parti Socialiste date de 1983, car je me suis toujours senti du côté des
faibles, des minorités et des opprimés. J’ai mené de mon mieux l’ensemble des combats politiques au sein de ce qui était devenu mon parti. J’ai veillé à respecter l’ensemble des principes majeurs
dans le cadre des différents mandats électifs que j’ai eu a assuré et cela durant 26 ans, et toujours dans la majorité… Mais trop c’est trop !
Sur le plan national, ce parti est devenu une espèce de palais du Louvres sous les Valois, les dagues
sont sorties, et il est hors de questions de sortir sans garde, ni éclaireur. La bataille des clans et des égos continue, la campagne des européennes dans toutes les circonscriptions de France,
tout comme les résultats, le montrent. Pas de réflexion, pas de sens de la réalité du quotidien des français. Ce parti ne fait plu rêver depuis longtemps et il vient de démontrer qu’il ne
représente plus ni espoir ni crédibilité dans le cœur des Français.
Hélas ! À tous les échelons géographiques nous constatons le même désastre.
Devant cette situation, j’ai indiqué au président du Conseil Régional, que je ne me représenterai pas
aux prochaines élections et que je quitte la vie politique.
Je reste fier d’avoir mener les combats qui ont été les nôtres, je reste fier des idées que j’ai
partagées avec un nombre important de français. En revanche je suis consterné par la médiocrité et l’arrogance des petits marquis qui se prétendent en responsabilité au sein des lambeaux de ce
qui fût le Parti Socialiste Français.
Le gagnant de cette situation est naturellement le Président de la République, qui a toutes les
ficelles en main et qui joue avec tout le monde tout en hypnotisant les français, mais pour combien de temps ? Si nul dans aucun camps ne se ressaisi, nous serons tous engloutis par la vague
du désespoir et de la haine des Français devant la bêtise et l’égocentrisme de la classe politique française toutes tendances confondues…
Le regretté Alain Bashung, chante dans un de ses derniers succès une phrase qui me donne des frissons
tant elle peut être un début d’explication : « Président, résident de la République ou le rose a des reflets bleus … »
Dimanche 7 juin prochain semble se profiler comme un jour bien triste pour l’Union Européenne en
particulier et la démocratie en général. Les sondages annoncent une baisse de la participation à ce scrutin, en France, de plus de 10 %. En effet seuls 34% d’électeurs se déplaceraient contre un
peu plus de 45 % il y a 5 ans…
Doit-on chercher des coupables ? Doit-on se morfondre ? NON, IL FAUT SIMPLEMENT ALLER
VOTER.
La crise financière et économique a démontrer que c’est au niveau d’un continent que peuvent se
prendre des décisions dont l’amplitude est suffisante pour être sensible et crédible aux yeux du reste du monde qui, d’ailleurs, s’en est inspiré.
Nous devons nous poser, en tant que citoyens d’un pays membre de l’UE, 3 questions essentielles, voire
majeures
Jusqu’ou voulons-nous
l’élargissement géographique de l’UE ? En filigrane se pose la réflexion obligatoire de nos rapports avec la Turquie. Quelque soit la réponse nous ne pouvons pas éluder cette
question.
Quel type d’intégration
voulons-nous, la plus simple, à la Thatcher, une simple zone de libre échange et de réglementations allant de la définition des moteurs de machine à gazon jusqu’à l’amplitude de la courbure
de la banane ? Souhaitons-nous une Europe avec une protection sociale commune, une politique économique et financière commune ? Cette question non-plus nous ne pourrons pas l’éviter
encore bien longtemps. Y répondre demandera d’ailleurs des efforts à chacun des acteurs politiques et sociaux.
Voulons nous nous contenter de
l’actuelle union d’Etats souverains ou souhaitons un système plus intégré ? Lisbonne est sensé y répondre, mais la République d’Irlande n’y a toujours pas répondu, et cet accord reste encore
très timoré en terme de réponse claire pour un système qui permette de donner à l’Europe une réalité et une visibilité, afin d’aboutir à sa crédibilité à l’intérieur comme à l’extérieur de ses
frontières. Henry KISSINGER, alors Secrétaire d’Etat de Richard Nixon, quand on lui parlait de l’Union Européenne avait l’habitude de répondre par cette boutade aussi méprisante que
réaliste : « L’Europe ? Vous pouvez me donner son numéro de téléphone ? »
Cessons de faire le lit des différents nationalistes qui oublient que 80% du travail des parlements
nationaux est la mise aux normes de chaque pays membres de textes européens. Cessons de faire la part belle aux USA, même gouvernés par B. OBAHMA, à la Chine ou à l’Inde, au prétexte que
nous ne voulons perdre sous aucun prétexte notre lustre économique, diplomatique ou militaire, alors que ce lustre n’existera vraiment à nouveau que s’il est additionné 27 fois. Ne l’oublions pas
dimanche 7 juin prochain !
A l'occasion du Forum mondial de l'eau qui s'est tenu à Istanbul du 19 au 22 mars, Roger VIOUD a signé
une convention liant Rhône-Alpes, l'agence de l'eau, le Grand Lyon et l'Etablissement publque de l'Eau du Liban Nord. Cette convention porte sur la protection de la ressource en eau, ainsi que son
utilisation. Cette initiative de la Région, qui est le deuxième temps d'une coopération importante et particulièrement réussie dans ce pays, a été salué par J-L. BORLOO, et est également suivi de
très près par l'ambasade de France à Beyrouth.
L'exécutif régional à souhaité que Roger VIOUD se rende à Istanbul à cette occasion, car il est un des artisan de cette action comme l'ont souligné le président du Conseil Régional et le
vice-président à la coopération lors de la dernière assemblée régionale.