| Mars 2010 | ||||||||||
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« Il faut anticiper la révision de la
Politique Agricole Commune (PAC) qui interviendra en 2013 et ne pas attendre ! Le système actuel est à bout de souffle, la France doit prendre l’initiative ! »
C’est en ces termes que le président du Conseil Régional s’est adressé au ministre français de l’agriculture, à Talloires à l’occasion du colloque européen des jeunes agriculteurs. JJ QUEYRANNE a ainsi déploré le manque de lisibilité de la position gouvernementale sur la PAC, alors que la France préside l’Union Européenne et doit assure la révision, à mi-parcours, de la PAC actuelle.
Les résultats économiques de la PAC sont de plus en plus discutables, car ils sont obtenus au détriment de nombreuses exploitations qui ont disparu faute de soutien. L’aide à une agriculture intensive a été particulièrement néfaste sur l’environnement, entraînant pollution des sols et des nappes phréatiques, perte de la biodiversité, assèchement des réserves en eau etc…
La PAC actuelle se caractérise également par l’opacité et l’inégalité des aides attribuées : 40% des exploitations européennes se partagent à peine 5% du budget européen consacré à cette politique, tandis que 25% des aides sont attribuées à seulement 5% des exploitations. Rhône-Alpes qui est la deuxième région agricole de France et représente 10% de la production agricole française ne bénéficie que de 5 % des aides européennes.
Au nom de l’Association des Régions de France, JJ Queyranne a souhaité que la PAC devienne plus performante et plus équitable grâce à une mutualisation et une
régionalisation des aides attribuées à la France et ce dès 2010.
Il a donc souhaité voir :
-une orientation des aides en fonction des spécificités régionales,
-une réorientation de la PAC en faveur de l’agriculture durable,
-un renforcement des liens avec les entreprises agroalimentaires,
-le développement d’un aménagement équilibré du territoire.
Cette réforme en profondeur permettra, ainsi une meilleure prise en compte par l’agriculture française des défis environnementaux tels que le réchauffement climatique, la gestion de l’eau ou la préservation des biodiversités.