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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /2009 13:36
 

Dimanche 7 juin prochain semble se profiler comme un jour bien triste pour l’Union Européenne en particulier et la démocratie en général. Les sondages annoncent une baisse de la participation à ce scrutin, en France, de plus de 10 %. En effet seuls 34% d’électeurs se déplaceraient contre un peu plus de 45 % il y a 5 ans…

 

Doit-on chercher des coupables ? Doit-on se morfondre ? NON, IL FAUT SIMPLEMENT ALLER VOTER.

 

La crise financière et économique a démontrer que c’est au niveau d’un continent que peuvent se prendre des décisions dont l’amplitude est suffisante pour être sensible et crédible aux yeux du reste du monde qui, d’ailleurs, s’en est inspiré.

 

Nous devons nous poser, en tant que citoyens d’un pays membre de l’UE, 3 questions essentielles, voire majeures

            Jusqu’ou voulons-nous l’élargissement géographique de l’UE ? En filigrane se pose la réflexion obligatoire de nos rapports avec la Turquie. Quelque soit la réponse nous ne pouvons pas éluder cette question.

 

            Quel type d’intégration voulons-nous, la plus simple, à la Thatcher, une simple zone de libre échange et de réglementations allant de la définition des moteurs de machine à gazon  jusqu’à l’amplitude de la courbure de la banane ? Souhaitons-nous une Europe avec une protection sociale commune, une politique économique et financière commune ? Cette question non-plus nous ne pourrons pas l’éviter encore bien longtemps. Y répondre demandera d’ailleurs des efforts à chacun des acteurs politiques et sociaux.

 

            Voulons nous nous contenter de l’actuelle union d’Etats souverains ou souhaitons un système plus intégré ? Lisbonne est sensé y répondre, mais la République d’Irlande n’y a toujours pas répondu, et cet accord reste encore très timoré en terme de réponse claire pour un système qui permette de donner à l’Europe une réalité et une visibilité, afin d’aboutir à sa crédibilité à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières. Henry KISSINGER, alors Secrétaire d’Etat de Richard Nixon, quand on lui parlait de l’Union Européenne avait l’habitude de répondre par cette boutade aussi méprisante que réaliste : « L’Europe ? Vous pouvez me donner son numéro de téléphone ? »

 

Cessons de faire le lit des différents nationalistes qui oublient que 80% du travail des parlements nationaux est la mise aux normes de chaque pays membres de textes européens. Cessons de faire la part belle aux  USA, même gouvernés par B. OBAHMA, à la Chine ou à l’Inde, au prétexte que nous ne voulons perdre sous aucun prétexte notre lustre économique, diplomatique ou militaire, alors que ce lustre n’existera vraiment à nouveau que s’il est additionné 27 fois. Ne l’oublions pas dimanche 7 juin prochain !

Par Roger Vioud
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