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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /2009 15:14

Par courrier du 25 mai dernier, je remettais ma démission du Parti Socialiste à Martine AUBRY. Par courtoisie, j’en informais également par écrit, Laurent Fabius dont je suis toujours proche, J-J. Queyranne, le président du groupe PS au Conseil Régional, ainsi que la Première secrétaire départementale de Haute-Savoie et le secrétaire de la section d’Annemasse.

 

Mon engagement au sein du Parti Socialiste date de 1983, car je me suis toujours senti du côté des faibles, des minorités et des opprimés. J’ai mené de mon mieux l’ensemble des combats politiques au sein de ce qui était devenu mon parti. J’ai veillé à respecter l’ensemble des principes majeurs dans le cadre des différents mandats électifs que j’ai eu a assuré et cela durant 26 ans, et toujours dans la majorité… Mais trop c’est trop !

 

Sur le plan national, ce parti est devenu une espèce de palais du Louvres sous les Valois, les dagues sont sorties, et il est hors de questions de sortir sans garde, ni éclaireur. La bataille des clans et des égos continue, la campagne des européennes dans toutes les circonscriptions de France, tout comme les résultats, le montrent. Pas de réflexion, pas de sens de la réalité du quotidien des français. Ce parti ne fait plu rêver depuis longtemps et il vient de démontrer qu’il ne représente plus ni espoir ni crédibilité dans le cœur des Français.

 

Hélas ! À tous les échelons géographiques nous constatons le même désastre.

 

Devant cette situation, j’ai indiqué au président du Conseil Régional, que je ne me représenterai pas aux prochaines élections et que je quitte la vie politique.

 

Je reste fier d’avoir mener les combats qui ont été les nôtres, je reste fier des idées que j’ai partagées avec un nombre important de français. En revanche je suis consterné par la médiocrité et l’arrogance des petits marquis qui se prétendent en responsabilité au sein des lambeaux de ce qui fût le Parti Socialiste Français.

 

Le gagnant de cette situation est naturellement le Président de la République, qui a toutes les ficelles en main et qui joue avec tout le monde tout en hypnotisant les français, mais pour combien de temps ? Si nul dans aucun camps ne se ressaisi, nous serons tous engloutis par la vague du désespoir et de la haine des Français devant la bêtise et l’égocentrisme  de la classe politique française toutes tendances confondues…

 

Le regretté Alain Bashung, chante dans un de ses derniers succès une phrase qui me donne des frissons tant elle peut être un début d’explication : « Président, résident de la République ou le rose a des reflets bleus … »

 

A méditer !

 

Bel été.

Par Roger Vioud
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