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Les
Genevois auront donc à se prononcer par référendum en octobre prochain sur l’avenir du CEVA. Le Parlement genevois à, dans différentes occasions, toujours soutenu ce projet et le dernier vote sur
le financement complémentaire du CEVA a d’ailleurs été approuvé massivement. C’est d’ailleurs ce financement supplémentaire qui est le motif de ce référendum.
Les opposants au projet du CEVA ont comme principal argument le surcoût de ce projet qui selon eux ne s’arrêterait pas là, ils prétendent également que la Confédération n’exprime qu’un enthousiasme plus que tiède pour garantir ses financements pour le CEVA. Et oh surprise ils proposent un nouveau tracé qui, lui, a toutes les vertus ! Il s’appelle le « barreau sud ».
Ce vieux projet du CEVA, date de 1912 et a donné lieu à un accord Franco-Suisse, sur un trajet très précis. En conséquence de quoi si ce projet n’est pas respecté, le traité devient caduc et les financements des 2 Etats chacun pour ce qui les concerne, disparaissent…
De plus et différents responsables politiques français l’ont rappelé, il n’y a pas d’alternative envisagée par les collectivités locales, ni ailleurs. Enfin les documents d’urbanisme de l’agglomération d’Annemasse ne permettent aucun autre projet que celui du CEVA.
Si le CEVA est vieux de bientôt un siècle, celui du « barreau sud » n’en est pas pour autant nouveau, ni adapté. On a déjà évoqué ce projet dans les années 1990…D’autre part il a une spécificité c’est de traverser la campagne genevoise, ce qui n’est pas la réponse la plus adaptée aux demandes de déplacements d’une population urbaine.
Le CEVA a tout de même l’avantage de :
10. D’être à 90% enterré, y compris 4 nouvelles gares sur 5, donc d’être peu gênant pendant les travaux et très respectueux de l’environnement qu’il contribue d’ailleurs à améliorer.
Je ne me prononcerai évidemment pas sur le bien fondé de ce référendum, mais je souhaite attirer l’attention de tous les habitants de ce territoire, français et suisses, contrairement à ce qu’on aimerait nous fait croire il n’y a pas de plan de rechange ou de plan « B ». En effet, tout autre projet exigerait de nouvelles négociations et tarirait tout financement public.
Au vu du développement de notre territoire, qui quelque soit les crises ou les difficultés reste toujours un des plus attractifs d’Europe, ce qui explique en partie la constante croissance de la métropole franco-genevoise, nous ne pouvons plus tergiverser sur la dynamisation des infrastructures de transports publics, ni sur la cohérence et la priorisation qui doivent leur être réservées. Faute de quoi notre territoire et ses habitants seront asphyxiés.
Je fais confiance à nos amis et voisins genevois pour nous prouver une nouvelle leur sens de la raison et de la mesure et du vrai intérêt général !