Pages

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 18:33

Il y a un peu plus d’une décennie le gouvernement genevois, pour des raisons d’ordre intérieur, avait choisi une politique de repli, en négligeant délibérément sa place enviable dans le peloton de tête des grandes villes internationales. Le résultat fut au mieux mitigé : aucune réussite sur le plan intérieur, doublé de la menace de voir partir les grandes institutions internationales vers Vienne par exemple, de plus les leaders d’entreprises internationales tardaient à fixer leur choix et oubliaient parfois Genève.

 

Le gouvernement qui a suivi a fermement redressé la barre en stimulant ce changement de cap par une réflexion intelligente et réaliste sur le plan régional. Genève a pesé de tout son poids et de ses arguments diplomatiques, géographiques et pécuniaires pour conserver les organisations internationales et attirer des entreprises de renommée mondiale et de forte valeur ajoutée.

Pour cela les différents gouvernements, qui se sont succéder dans la dernière décennie, et le sortant n’a pas dérogé, ont compris que Genève doit son attractivité à sa qualité de vie, sa capacité de dessertes  de son aéroport international et de la gare de Cornavin reliée aux réseaux ferrés européens. Ils ont donc pérennisé et développé tous ces équipements et d’autres.

 

L’arrière-pays genevois, essentiellement situé en France, le Pays de Gex et le Genevois haut-savoyard, ne pouvait plus être ignoré dans une politique de développement et d’aménagement. Le choix tant français que suisse de développer les métropoles est arrivé à point nommé et a donné un coup de pouce supplémentaire à cette volonté territoriale de se réorganiser.

Le 5 décembre 2007 la charte de création de l’agglomération franco-valdo-genevoise étaient signée en rade de Genève par la France, la Suisse, la Région Rhône-Alpes, les Cantons de Vaud et de Genève et les Départements de l’Ain et de la Haute-Savoie. Le 9 novembre dernier en haut du Salève le Président du Conseil Régional Rhône-Alpes signait avec ses différents partenaires l’acte de classement de ce projet comme étant labélisé Grand Projet de Rhône-Alpes avec à la clef une intervention financière de plus de 11 millions € de la part de la Région.

 

Entre ces différentes décisions majeures, s’est installée la crise économique et financière que l’on sait, dont on tarde à sortir et qui a frappé de plein fouet l’occident. Elle est accompagnée de son cortège morbide de chômage, de récession et de souffrances sociales.

C’est dans ce contexte que les Genevois ont renouvelé leur Parlement avec les résultats que l’on sait : les Libéraux stabilisés à 20%, les Verts confortés, les réactionnaires locaux consacrés, les Socialistes confirmés dans leur déclin, la Droite modérée et l’UDC stabilisée sans panache et l’Extrême-Gauche atomisée du fait de son autisme politique.

 

Concomitamment, une campagne de racisme s’est développée en direction d’une population dont l’économie genevoise ne peut se passer et tous les chiffres officiels le prouvent !

 

L’élection du nouveau Conseil d’Etat n’a jamais été aussi ouverte, dans le sens incertain du terme…

 

Le CEVA, projet indispensable à la bonne harmonie du développement de ce grand territoire de près de 800.000 habitants est sérieusement menacée.

 

Nul ne sait ce que donneront les deux prochains scrutins, mais il semble claire que si les Genevois cédaient aux mirages du « splendide isolement », comme jadis la Perfide Albion, les conséquences pour Genève seraient les mêmes que celles vécues douloureusement pendant de nombreuses années par la Grande-Bretagne : l’affaiblissement irrémédiable sur tous les fronts, doublé d’une crise économique et sociale dont un Etat aussi fort et puissant que le Royaume Uni ne s’est toujours pas complètement remis.

 

Je souhaite, en tant qu’élu de cette agglomération, de cette région tout autant que de citoyen de ce territoire que les deux prochains scrutins genevois traduiront l’esprit dynamique et ouvert des citoyens de ce territoire qui feront taire les vieux démons du « avant c’était mieux »

 

L’ouverture des esprits comme celle des territoires est une garantie d’avenir, l’histoire universelle le démontre. Tous les murs sont appelés à se lézarder avant de s’effondrer !

 

Par Roger Vioud
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus